Comment choisir son surpresseur d’eau ?

Vous avez des problèmes de pression d’eau sur les robinets de votre habitation ou de votre terrain ? Faire installer un surpresseur est le meilleur moyen d’y remédier. Dans ce guide, découvrez tout ce que vous devez savoir sur le surpresseur d’eau : en quoi il consiste, quels sont les différents types d’appareils et comment bien choisir son surpresseur.

En quoi consiste un surpresseur d’eau et quel est son rôle ?

Le surpresseur est principalement destiné aux logements qui se situent dans une zone où la pression est faible. Le plus souvent, la pression d’eau est correcte lorsqu’un seul robinet est ouvert, mais devient insuffisante lorsque des appareils sont utilisés en simultané : douche, lave-linge, lave-vaisselle, etc. Parfois, la pression d’eau sur le réseau peut être instable : tantôt suffisante, tantôt insuffisante.

Le surpresseur fonctionne comme une pompe, et vise à créer un afflux d’eau plus important sur le réseau domestique. Couplé à un régulateur, le système est en mesure de détecter les chutes de pression et d’activer la pompe au bon moment. Ainsi, le surpresseur permet non seulement d’améliorer la pression de l’eau, mais également d’assurer sa stabilité à tout moment de la journée.

Quels sont les différents types de surpresseurs d’eau ?

On distingue deux grandes catégories de surpresseur : le surpresseur pompe classique et le surpresseur à vessie, plus sophistiqué.

Le surpresseur pompe : avantages et inconvénients

Le surpresseur pompe classique s’active uniquement lorsque la pression de l’eau est trop faible ou quand l’un des robinets est ouvert. Si ce système est très fonctionnel, il présente toutefois un inconvénient : il entraîne une plus forte dépense énergétique, puisque l’appareil démarre à chaque fois que l’eau est tirée.

Le surpresseur à vessie : avantages et inconvénients

Le surpresseur à vessie est un surpresseur pompe qui comporte, en plus, une cuve tampon gardée sous pression. Aussi, l’appareil ne démarre que lorsque la cuve est vide, ce qui permet de réaliser des économies d’énergie. En outre, la durabilité de la pompe est augmentée, puisque l’appareil n’est pas sollicité dès qu’un robinet est ouvert.

Quels sont les critères pour bien choisir un surpresseur d’eau ?

Pour trouver le bon surpresseur d’eau, il existe plusieurs éléments à prendre en compte. Parmi eux, on peut évoquer le débit de l’eau, sa pression ou encore la hauteur de refoulement nécessaire. En voici les détails.

Le débit

Le débit correspond au volume d’eau rejeté par la pompe. Il se mesure le plus souvent en m3/h. Pour connaître le débit nécessaire avec cette mesure, il vous suffit de diviser votre consommation quotidienne (en litres) par 3 000.

À titre d’exemple, un bain consomme 180 litres d’eau en moyenne, alors qu’une douche n’en consomme que 50. Un cycle de lave-vaisselle consomme 20 litres d’eau, contre 50 litres pour un cycle de lave-linge. L’arrosage du jardin, quant à lui, exige enfin 5 litres par m².

La pression

On considère qu’une pression de 3 bars est suffisante pour une installation standard, afin de conserver un confort correct. Une pression légèrement supérieure peut être optimale, 5 bars étant un maximum. Ainsi, le choix de ce critère dépendra de la pression minimum de l’eau observée au sein du réseau actuel.

Le surpresseur devra permettre d’apporter une pression optimale, même lorsque plusieurs appareils sont sollicités.

Le volume de la cuve de stockage

Dans le cas d’un surpresseur à vessie, la taille du réservoir joue un rôle important. En effet, plus la cuve est grande, moins elle aura besoin de s’amorcer. Cela impliquera une consommation d’énergie plus faible, et donc de réelles économies sur le long terme. En contrepartie, une cuve volumineuse sera également plus bruyante. Naturellement, le choix du volume de la cuve dépend surtout de vos besoins en eau.

La granulométrie (si l’eau est puisée ou récupérée)

Enfin, le dernier critère à prendre en compte concerne le type d’eau à traiter :

  • Les eaux claires, dont les matières en suspension ne font pas plus de 5 mm de diamètre
  • Les eaux chargées, dont les matières ne font pas plus de 20 mm
  • Les eaux très chargées, dont il existe des matières de plus de 20 mm

Si l’eau est puisée ou qu’il s’agit d’eau de pluie récupérée, le surpresseur doit être naturellement adapté à la granulométrie de l’eau afin de ne pas endommager le système. Ce critère ne s’applique pas à l’eau issue du réseau domestique.

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